L'Appel du « Comité 252 »

Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.

Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».

Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.

Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi.

Pour signer l'appel : http://petition2.yeppa.org/index.php

Premiers signataires :
Jean-Marc Ayrault (président du groupe SRC), Jean-Claude Sandrier (président du groupe GDR), André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme), Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres), Philippe Martin (député du Gers), Alain Bocquet (député du Nord), Jean-Pierre Brard (député de Seine-Saint-Denis), Chantal Robin-Rodrigo (députée des Hautes-Pyrénées), Martine Billard (députée de Paris), Yves Cochet (député de Paris), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine), Marylise Lebranchu (députée du Finistère), Jean-Paul Lecoq (député de Seine-Maritime), Noël Mamère (député de la Gironde), Germinal Peiro (député de la Dordogne), François Brottes (député de l’Isère), Corinne Erhel (députée des Cotes d’Armor), Jean Gaubert (député des Cotes d’Armor), Frédérique Massat (députée de l’Ariège), Annick Leloch (députée du Finistère), Philippe Tourtelier (député d’Ille-et-Vilaine), Jean-Jack Queyranne (député du Rhône), François de Rugy (député de Loire-Atlantique), Arnaud Montebourg (député de Saône-et-Loire), François Hollande (député de la Corrèze), Marie-Georges Buffet (députée de Seine-Saint-Denis)

mercredi 7 mai 2008

OUI AU GRENELLE, NON AUX OGM !


Mai 2008, la résolution à fonder un projet de société qui concilie plus harmonieusement respect de l’environnement équité sociale et efficacité économique est largement partagée. Le diagnostic commun sur la gravité de l’urgence écologique aussi.

Le Grenelle de l’Environnement initié en 2007 et dont la loi de programmation sera bientôt discutée au Parlement a suscité un indéniable espoir dynamisé par la volonté de travailler ensemble selon un mode ouvert de discussion et d’élaboration de plans d’actions respectant à la fois les singularités de chacun mais aussi et surtout le sens des responsabilités vis-à-vis des générations actuelles et futures.

Le Grenelle de l’Environnement doit maintenant prendre son envol parlementaire. Nous ne le laisserons pas se noyer sur une scène politique éloignée des aspirations citoyennes.

Ces 268 mesures constituent un programme d’action politique ambitieux et réaliste qui – s’il est suivi et respecté – mettra notre pays en capacité d’engager sa mue environnementale. L’urgence écologique l’impose. L’inaction serait criminelle.

La question des cultures d’OGM en plein champ est pour nous un test significatif de l’adhésion des décideurs politiques et économiques aux valeurs du Grenelle de l’Environnement. Le choix que feront les députés en votant la loi sur les OGM ne sera pas simplement un choix technique. Il sera avant tout un choix politique entre les impératifs de l’intérêt général et la somme à courte vue de quelques intérêts privés. De ce choix dépendra le sort de notre agriculture de terroir, de qualité et d’authenticité. De ce choix dépendra aussi la confiance des citoyens dans la capacité de leurs représentants à traduire les attentes d’une société en mouvement.

Afin de démontrer l’importance de ce vote, les attentes du Grenelle de l’Environnement, nous vous invitons à une manifestation citoyenne, populaire et enthousiaste.

Rendez-vous sur l'Esplanade des Invalides et devant toutes les préfectures de France le 13 mai 2008 à 13h pour un pique-nique sans OGM !

OUI AU GRENELLE, NON AUX OGM !

Rejoignez-nous ! Propagez cet appel autour de vous !

Ont déjà répondu à cet appel les organisations suivantes :

WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Agrisud, MDRGF, la Fondation Nicolas Hulot, LPO, la CGT, l'UICN, Fac Verte, Objectif BIO, FNAB, La Ligue de l'enseignement, Green Cross, la Confédération Paysanne, Ecoforum, Collect-if, le CNIID, Good Planet, Agir Pour l'Environnement, Le Festival du Vent, , Nature et Progrès, Biocoop, Intelligence Verte, Feminin Bio, Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, Ecologie sans Frontière, l'Alliance pour la Planète...

Un vote solennel sur le projet de loi

COMMUNIQUE DU GROUPE SRC
Assemblée nationale

Le groupe socialiste dénonce le refus du Président du groupe UMP de faire un vote solennel sur le projet de loi OGM.

Seul un vote solennel permettra de savoir qui soutient ou s’oppose à ce projet de loi.

M. Jean-François Copé ne peut pas défendre une réforme des institutions pour renforcer la place du parlement en général et de l’opposition en particulier et refuser la transparence du vote des députés sur un sujet aussi sensible pour les français.

mardi 29 avril 2008

Vidéo des débats à l'Assemblée nationale

vendredi 18 avril 2008

L'amendement 252 a été attaqué au Sénat avec l'accord du Gouvernement

En adoptant l'amendement 252, l'Assemblée nationale a voulu signifier qu'il doit être impossible de cultiver des OGM sans tenir compte des écosystèmes locaux, des exploitations agricoles qui pratiquent une agriculture traditionnelle et surtout des filières de production sans-OGM. Les députés ont décidé qu'il était essentiel de les préserver de l'introduction de cultures d'OGM puisqu'une telle introduction entraînera des disséminations incontrôlées. Les OGM seront présents partout, et dans toutes les productions, mêmes biologiques, si l'amendement 252.est supprimé ou vidé de son sens. C'est l'excellence des productions françaises qui est attaquée.

Sous la pression d'un certain nombre de parlementaires pro-OGM, la majorité a décidé pourtant de revenir sur l'acquis fondamental de l'amendement 252. M. Copé, Président du Groupe Ump de l'Assemblée nationale a même déclaré publiquement que cet amendement ne sera pas supprimé mais vidé de son sens.

La majorité sénatoriale a choisi d'obéir à cet ordre et d'adopter un amendement qui vise à définir le « sans OGM » comme le produit pouvant contenir jusqu'à 0,9 % d'OGM.(Rapport du Sénat n°284 de M. Jean Bizet, p.8).

Le deuxième lecture est prévue à l'Assemblée nationale pour le 13 mai 2008. Il est vital que le mouvement de soutien à l'amendement 252 continue pour obliger la majorité à accepter de revenir sur sa décision.

mercredi 9 avril 2008

Le dessinateur Voutch signe l'Appel du Comité 252


avec l'aimable autorisation de l'auteur

vendredi 4 avril 2008

Préserver les territoires et promouvoir la qualité - Le Message des élus

À l’occasion de l’examen du projet de loi sur les OGM à l’Assemblée nationale, les députés ont fait adopter, contre l’avis de l’UMP, l’amendement 252 qui stipule que les OGM « ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées « sans organisme génétiquement modifié ».

Il s’agit d’une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits.

Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, nous craignons que le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique.

Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.

Devant le silence du Gouvernement sur l’avenir de cet amendement, nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres
Philippe Martin, député du Gers, vice-président du Groupe Socialiste Radical et citoyen
Germinal Peiro, député de Dordogne
François Brottes, député de l’Isère
Corinne Erhel, députée des Côtes d’Armor
Jean Gaubert, député des Côtes d’Armor
Frédérique Massat, députée de l’Ariège
Marylise Lebranchu, députée du Finistère
Annick Leloch, députée du Finistère
Philippe Tourtelier, député d’Ille-et-Vilaine
Jean Jack Queyranne, député du Rhône
Monique Iborra, députée de Haute-Garonne
Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire